Participons tous à l’enquête publique ! Date limite : lundi 7 septembre 17h30
Vous trouverez dans cette page la méthode facile que nous vous proposons pour contribuer à l’enquête publique en cours, afin que l’avis du plus grand nombre puisse être transmis au commissaire enquêteur.
A noter : la longue séquence de « co-construction » menée par l’ancienne équipe municipale a vu le nombre de participants diminuer de réunion en réunion. La représentativité n’en a pas du tout été vérifiée, ainsi les avis exprimés ne peuvent pas être attribués à l’ensemble des habitants de Guiperreux.
L’enquête publique permet maintenant à chacun d’exprimer librement son avis.
La méthode que nous proposons
- Nous vous fournissons ici en toute transparence les éléments et les points de désaccords que nous avons avec le projet
- Libre à vous de choisir plusieurs ou tous les thèmes parmi les points numérotés 1 à 7 ci-dessous, de les copier-coller et vous les approprier et de les compléter selon vos préoccupations, les éléments complémentaires que vous pourrez trouver dans les documents ou exprimer par vous-mêmes
- Vous composez un e-mail contenant vos remarques, avec
- en objet : « Contribution à l’enquête publique sur la mise en compatibilité du PLU avec le projet immobilier du chemin de Biron »
- en destinataires : urbanisme@mairie-longpont91.fr et dp-biron@registredemat.fr
- en copie : contact@longpont-en-mouvement.fr (cela nous permettra de vérifier en mairie que tous les avis ont été pris en compte)
- en signature : vos nom, prénom et adresse
Remarque : chaque membre de votre famille peut participer
Les éléments de l’enquête publique
L’enquête publique n’est plus visible sur la page d’accueil du site internet de la commune. Vous pouvez y accéder via les actualités ou directement par le lien suivant : https://www.mairie-longpont91.fr/actualites/concertation-prealable-projet-biron-et-mise-en-compatibilite-plu/
Vous y trouverez un résumé de la procédure en cours et la liste des documents suivants. Vous pouvez les télécharger pour approfondir les sujets de votre choix.
- Actes admin (PDF 8,8 Mo) : délibérations du conseil et arrêté municipal menant à l’enquête publique et décrivant son organisation
- Dossier d’enquête publique (PDF 13,4 Mo) : description du projet et de la procédure d’adaptation du PLU (sujet important, voir le point de désaccord n°1)
- CR réunion de la PPA (PDF 1,1 Mo) : compte rendu de la réunion de consultation des « Personnes Publiques Associées » (département, communauté d’agglomération, syndicats intercommunaux, communes voisines, …)
- Evaluation environnementale (PDF 19,0 Mo) : étude des impacts environnementaux du projet, réalisée à la demande de la mairie
- Avis de la MRAE (PDF 3,8 Mo) : avis de la Mission Régionale d’Autorité Environnementale sur les points soulevés par l’évaluation environnementale (une bonne clef de lecture en est la liste des recommandations en dernière page)
- Mémoire en réponse à la MRAE (PDF 2,6 Mo) : réponses de la mairie aux recommandations du document précédent, dans lesquels nous voyons plusieurs points faibles (voir le point de désaccord n°6).
Nos points de désaccord
1 – Le projet est en contradiction avec les équilibres et règles du PLU en vigueur.
Le nombre de logements prévu est significativement supérieur à celui planifié dans le PLU (« plus de 322 » contre 230), il remet donc en cause l’échéancier d’ouverture à la construction des différentes zones à bâtir, tableau fondateur du PADD et du PLU. La procédure mise en oeuvre et soumise à enquête publique évoque un cadre légal qui permet en effet de modifier le PLU en accord avec un projet, lorsque l’intérêt général peut en bénéficier.
Les arguments d’intérêt général invoqués sont :
- externe : « les principaux enjeux du P.A.D.D. de la commune de Longpont sur Orge consistent à répondre aux besoins de logement et à corriger les déséquilibres de l’habitat notamment en termes de logements sociaux » (délibération du 10/04/2026)
- Or, l’adaptation du PLU proposée (42% de 322 logements) apporte le rattrapage de 55 logements sociaux, à comparer aux 50% de 230 logements prévus au PLU, soit le rattrapage de 57 logements sociaux
- interne : « les objectifs poursuivis par le projet, son opportunité et les propositions de modification du PLU étaient bien partagés par les habitants »
- Or le cycle de « co-construction » n’a fait l’objet d’aucun recensement de la participation, permettant de qualifier quantitativement et qualitativement la représentation de l’avis de tous les habitants du quartier
Par ailleurs, le PLU en vigueur prévoit pour cette zone à bâtir « un terrain multisport et une salle polyvalente ». Ces équipements, déjà jugés nécessaires pour un nombre de logements de 230 environ, ne peut que l’être encore plus pour « plus de 322 logements ». Le projet proposé prévoit bien un terrain de sport et une aire de jeux, mais pas de salle polyvalente.
En résumé, ce qui peut être reproché au projet sur ce point :
Le projet d’adaptation du PLU présenté ne permet pas de rapprocher plus vite la commune de son obligation de création de logements sociaux, ne respecte pas les équilibres globaux prévus au PLU, ne correspond pas à nos souhaits pour la zone, ne satisfait pas l’objectif de création d’équipements inscrit au PLU. En conséquence, il ne peut pas prétendre relever de l’intérêt général.
2 – Le nombre de logements augmente sans limite.
A partir du minimum légal de 230 logements, le projet est monté à 280, puis 300, au prétexte de devoir financer des équipements de qualité. Le nombre de 308 a ensuite été cité à notre surprise et sans plus de justification, durant la campagne électorale.
Aujourd’hui, l’enquête publique mentionne « plus de 322 logements ».
Le nombre de nouveaux logements est le facteur clef des préoccupations exprimées lors des premières réunions publiques et par les nombreux riverains rencontrés par notre équipe : la circulation, le stationnement, la densité de population et la hauteur des constructions, altérant la qualité du cadre de vie.
L’augmentation à chaque étape, et aujourd’hui illimitée, du nombre de logements prévu est un sujet de préoccupation majeure pour le quartier.
En résumé, ce qui peut être reproché au projet sur ce point :
Le nombre de logements prévus augmente sans cesse et n’est aujourd’hui pas limité par le projet soumis à l’enquête publique. Ce nombre étant directement lié aux futurs besoins d’équipements et de services à financer, et aux futures nuisances, il est indispensable qu’il soit maintenu au plus près du minimum prévu par le PLU : 230.
3 – L’injonction légale de construire des logements sociaux n’est pas MIEUX satisfaite.
Avec le taux de logements sociaux envisagé et malgré la hausse du nombre total de logements projetés, le retard de la commune ne sera pas mieux comblé que ce que le PLU planifie : rattrapé de 55 logements (alors que le PLU en prévoyait ici 57).
Détails des calculs
Prévu au PLU : 230 logements dont 50% sociaux (soit 115 logements sociaux), or ces créations augmentent de 230 x 25% = 58 le besoin global de logements sociaux sur la commune. Le retard rattrapé devait donc être de 115 – 58 = 57
Proposé par le projet actuel : 322 logements dont 136 sociaux (soit 42%), ce qui augmente de 322 x 25% = 81 le besoin global de logements sociaux sur la commune. Le retard rattrapé n’est donc plus que de 136 – 81 = 55
En résumé, ce qui peut être reproché au projet sur ce point :
Sacrifier l’un des 2 derniers grands espaces à bâtir (l’autre est la N20) en construisant plus de 322 logements générateurs de futurs besoins et nuisances, tout en comblant moins notre retard, c’est perdant-perdant ! Nous demandons que les équilibres du projet soient revus lors de la révision complète du PLU de la commune (déjà lancée).
4 – La vue sur la Tour de Montlhéry est réduite à presque rien.
Elément fondateur du paysage dans ce secteur, la Tour de Montlhéry ne sera plus visible depuis le chemin de Biron. L’inscription sur les plans de « cônes de vue » coincés entre les immeubles perd tout sens.

En résumé, ce qui peut être reproché au projet sur ce point :
Le projet proposé dénature le quartier dans ses gabarits habituels, et dans ses perspectives paysagères. Nous demandons que les immeubles collectifs soient revus à la baisse, en nombres de niveaux et en emprise au sol.
5 – La qualité des voiries n’est pas celle promise.
Vantée dans les premières réunions pour justifier l’augmentation des constructions, la qualité que devaient apporter les contre-allées, murets, plantations et pistes cyclables des voies principales de contournement (Renardière et Champs-Jolis) n’existe plus.
Qu’est devenu le revenu des nombreux logements supplémentaires ajoutés au fil des étapes ? Ils avaient été, par principe et dans une certaine mesure, acceptés par certains riverains, contre la promesse d’aménagements de qualité.
Mais ce simple marchandage exprimé comme un choix fermé (accepter le gonflement du projet, ou accepter un aménagement au rabais) était déjà biaisé à l’origine. En effet, l’idée de construire plus pour financer entièrement les « équipements » supplémentaires est un leurre : l’économie faite par la commune lors de l’aménagement se traduirait par une sur-densification génératrice de coûts et de nuisances multiples à perpétuité !
En résumé, ce qui peut être reproché au projet sur ce point :
La qualité du projet promise initialement sur les voiries de contournement ayant disparu, nous demandons que soient retirés les nombres de logements supplémentaires qui avaient été introduits initialement pour ce prétexte.
Par ailleurs, nous demandons que les aménagements de qualité, qui profiteront à tous, ne soient pas strictement corrélés à l’équilibre financier de l’opérateur, mais qu’une partie puisse en être prise en charge par la commune, au titre de l’investissement pour la préservation d’une qualité de vie précieuse à tous.
6 – L’avis de l’Autorité Environnementale régionale nous donne raison.
La MRAE signale plusieurs incidences négatives du projet, notamment sur le ruissellement de l’eau de pluie, sur les espèces protégées (dont des chauves-souris), sur la consommation d’espaces naturels à l’échelle de la commune. Les réponses de la commune sont parfois satisfaisantes, parfois douteuses, mais sur le dernier point, elle reporte sa justification à une libération d’espaces promise pour le PLU en cours de révision.
Plus en détails (sources : Avis de la MRAE et Mémoire en réponse à la MRAE) :
En réponse à l’impact de l’imperméabilisation des sols, la commune s’engage à faire appliquer les recommandation des documents des syndicats de gestion des eaux. Dont acte.
En réponse à la recommandation de réduire la surface d’espaces naturels consommés, pour une meilleure adaptation des futurs logements au réchauffement climatique, la commune n’envisage pas de modification significative de son projet (!)
En réponse à la menace signalée sur la biodiversité par la destruction de vastes zones aujourd’hui naturelles, et notamment sur des espèces protégées, dont des chauves-souris (essentielles à l’équilibre du milieu par l’élimination de nuisibles), la mairie informe qu’une dérogation permettant ces destructions a été demandée, et que le milieu naturel existant sera remplacé par des nouvelles plantations et la création artificielle d’habitats, ou par d’autres secteurs de la commune… Le plus simple n’est-il pas de réduire le projet pour laisser vivre ces espaces naturels ?
En réponse à la remarque sur l’importance de la surface imperméabilisée par l’opération, la commune reporte la compensation de ces surfaces à la révision (déjà engagée) du PLU, dans lequel d’autres zones aujourd’hui constructibles seraient abandonnées.
Cette réponse et la précédente confirment de fait notre argument, que la zone du chemin de Biron est trop importante pour pouvoir être remaniée hors les règles du PLU, sans impacter l’ensemble de la commune.
En résumé, ce qui peut être reproché au projet sur ce point :
Les réponses de la commune aux recommandations 3 et 4 de la MRAe, au sujet respectivement de la destruction d’habitat naturel de la faune sauvage et de la surface de sol imperméabilisée, entraînent mécaniquement des impacts hors de la zone de projet. Il est donc une fois encore manifeste que l’adaptation du PLU pour rendre le projet du chemin de Biron réalisable, n’est pas possible sur cette seule zone, et nécessite d’en revoir les équilibres dans une globalité à l’échelle de la commune, lors de la révision complète du PLU.
7 – La concentration de logements sociaux résultant de ce projet irait à l’encontre des principes de mixité.
Le quartier de Guiperreux a déjà la charge d’absorber l’ensemble de 115 logements sociaux créés à côté de l’école chemin de la Guayère. Le nouveau bloc de 136 logements sociaux du projet actuel porterait à 251 le nombre de logements sociaux concentrés dans cette partie du hameau et créés en très peu de temps.
De plus, le taux final de logements sociaux à l’échelle de Guiperreux résultant du projet soumis à enquête publique, serait porté à environ 29% donc plus que le taux demandé à l’échelle de la commune (320 logements sociaux sur 1122 logements, selon nos estimations).
En résumé, ce qui peut être reproché au projet sur ce point :
Nous refusons que Guiperreux subisse les conséquences de 9 ans d’inaction en matière de logement social, et en paie indéfiniment les conséquences par l’apparition d’un projet trop gros. Des conséquences néfastes en termes de densité, de circulation, de stationnement, de cadre de vie, de paysage et d’environnement. Nous demandons à l’inverse que la révision du PLU, déjà lancée, soit l’occasion d’équilibrer la charge de ces créations (sociales et non sociales) dans de meilleurs conditions, par la création de petites poches de logements disséminées dans la commune pour une réelle mixité.
